
La version allemande est en cours de finalisation
Hélène Bernard
Peintre - Photographe
Rennes - Berlin - Strasbourg
Entre architecture et peinture,
explorer la surface et ses strates.

Architecture et sensibilité aux lieux
De l’architecture à la peinture, mon regard s’est déplacé du volume vers la surface. Ce déplacement a ouvert un autre champ d’exploration dans ma peinture.
Mes peintures abstraites naissent d’une attention aux détails, aux superpositions et aux processus de stratification.
De l’architecture à la peinture
De l’architecture à la peinture, mon regard s’est déplacé du volume vers la surface.
Architecte de formation, j’ai longtemps observé les bâtiments comme des structures à comprendre, à analyser, à documenter. Très tôt, ce ne sont pas les formes idéales qui ont retenu mon attention, mais leurs altérations : fissures, griffures, dépôts, couches superposées, usures.
Ces traces ne sont pas des défauts. Elles sont l’inscription du temps, du geste, de l’usage.
Aujourd’hui, ma peinture prolonge cette observation. Je travaille la surface comme un lieu d’échange entre intérieur et extérieur, contrôle et lâcher-prise, ordre et désordre. Les couches se déposent, se retirent, se transforment. La matière résiste. Elle impose ses réactions.
Je ne cherche pas à représenter le monde, mais à en transcrire la dynamique.
Comme dans l’architecture, l’usure différencie, singularise, humanise. Là où la standardisation tend à lisser les surfaces, je m’intéresse aux aspérités, aux irrégularités, à ce qui échappe.
Mes peintures ne décrivent pas : elles retiennent.
Elles captent des tensions.
Elles laissent apparaître des traces.


























































